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SurvolPoint de vue de la collectivité sur les politiques pour personnes handicapéesL'émergence du Mouvement de vie autonome et l'envol de sa philosophie afférente au cours des années 1970 (se référer au Glossaire pour les descriptions appropriées) ont accru la participation des organisations de personnes handicapées et l'incidence de leurs activités dans le secteur politique canadien. L'Année internationale des personnes handicapées de 1981 est souvent citée comme l'aube des études canadiennes sur les personnes handicapées. À l'occasion de cette Année internationale, le gouvernement avait chargé un comité multipartite - le Comité spécial concernant les invalides et des handicapés - d'examiner en profondeur les lois fédérales relatives aux personnes handicapées. Cette étude s'était soldée par le rapport Obstacles, regroupant cent trente (130) recommandations touchant tous les secteurs des politiques publiques, depuis les droits de la personne jusqu'aux communications en passant par la sécurité du revenu, les appareils et accessoires fonctionnels et les transports. C'était un rapport unique en son genre car ses recommandations avaient en fait été formulées par les personnes handicapées elles-mêmes. Pour la première fois, le gouvernement avait consulté les personnes avec des déficiences sur les types de programmes et politiques qui faciliteraient leur pleine participation citoyenne. Pour la collectivité canadienne des personnes handicapées, la citoyenneté devint un objectif crucial. Les consommateurs prirent la parole, exprimant leur désir d'être considérés comme des citoyens à part entière et non pas comme d'amorphes bénéficiaires de services. Et plus important encore, l'ascension d'organisations de et pour personnes handicapées a aidé ces consommateurs à lobbyer pour des politiques et des programmes tenant compte de leurs désirs et de leurs besoins. Mais l'une des plus remarquables avancées en matière de politiques, fut la reconnaissance constitutionnelle des droits des personnes handicapées dans la Charte des droits et libertés. Cet événement constituait la première étape importante franchie par la collectivité des consommateurs grâce à ses efforts de lobbying. La version initiale de la Charte, proposée par le gouvernement fédéral en octobre 1980, occultait carrément la " déficience physique et mentale " comme motif de discrimination. Grâce à l'intense lobbying exercé sans relâche par les organisations canadiennes de personnes handicapées, la mention fut ajoutée dans la version finale en avril 1091. Cet intense lobbying et ces multiples activités politiques permirent d'articuler le premier modèle socio-politique du handicap au Canada. De ce fait, la collectivité des personnes handicapées et ses alliés furent en mesure d'expliquer l'échec des modèles traditionnels et la véritable nature du handicap dans la société canadienne. |
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| Mise à jour: 12.07.2007 11:40:07 | ||||||||